" Le Qatar, riche monarchie du golf, est le financier des terroristes"
  Publié le : mercredi 25 février 2015   Source :
L’Egypte est le pays arabe le plus peuplé, dirigé par le Général Abdel Fattah al-Sissi après avoir pris le pouvoir alors dirigé par Mohamed Morsi issu de la confrérie des Frères musulmans. C’est dans ce pays où l’enlèvement et l’exécution par décapitation de 21 chrétiens coptes ont été revendiqués par des membres de l’Etat Islamique (EI) basés en Libye. En représailles les avions de combat égyptiens ont bombardé lundi 16 février 2015 des positions de Daech en Libye quelques heures après la revendication par cette organisation djihadiste.

Ces raids égyptiens ont ravivé les tensions entre l'Egypte et le Qatar. Une réunion de la Ligue Arabe s’est aussitôt tenue, réunion au cours de laquelle des échanges houleux ont eu lieu entre les deux pays à la suite du différend sur les raids aériens égyptiens contre des positions du groupe État islamique (EI) en Libye. Le Qatar s’opposant à toute intervention en Libye, qu’elle vienne des pays occidentaux ou arabes. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été le refus du Qatar d'inclure une clause approuvant ces raids conte les djihadistes.

Le Qatar a critiqué le fait que le Caire n'ait pas consulté les autres pays de la Ligue arabe "avant toute action militaire unilatérale contre un autre Etat membre" de l'organisation panarabe. Le délégué égyptien à la Ligue arabe, Tariq Adel, a alors accusé le Qatar de soutenir le terrorisme. Selon un responsable du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Doha a décidé en raison de cette déclaration, de rappeler pour consultations son ambassadeur au Caire. Ce n’est pas la première fois que ces deux pays s’affrontent diplomatiquement mais il s’agit là d’une nouvelle étape dans la rupture progressive des relations entre eux depuis la chute de Mohamed Morsi.

Les monarchies du Golfe se sont rangées aux côtés du Qatar, en rejetant "comme infondées" les accusations de "soutien au terrorisme" formulées par l'Egypte, cela par la voix du secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif al-Zayani, qui a, dans un communiqué,  rejeté les déclarations du délégué égyptien. L’arrestation de journalistes de la chaîne qatarienne Al Jazeera avait déjà mis le feu aux poudres l’an dernier.

Le Caire avait accusé ces journalistes de soutenir les Frères musulmans et de favoriser le terrorisme. Des médias égyptiens ont eux aussi rapporté que ce pays de la péninsule arabique soutient le terrorisme. Le Qatar a été montré du doigt par ses voisins pour son soutien à la confrérie des frères musulmans, classée organisation "terroriste" en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.

Le Qatar est aussi soupçonné de soutenir les insurgés au Nord du Mali par une partie de la presse malienne et française. D’autres accusations sont lancées par le Canard Enchaîné, hebdomadaire satirique français, qui pense que cet émirat du Qatar serait un soutien financier de poids pour les différents groupes islamistes qui ont pris le contrôle de l’Azawad au Mali. Citant des sources de la Direction du renseignement militaire (DRM, qui dépend du chef d’état-major des armées françaises), les insurgés du MNLA, les islamistes d’Ansar Dine, les terroristes d’AQMI et le MUJAO ont reçu une aide financière de l’émirat du Qatar. On se rappelle que le Président transitoire du Mali Dioncounda Traoré, à la tête d’une forte délégation dont le Ministre des AE Tiéman Hubert Coulibaly, s’était rendu à Doha pour amener les autorités de ce pays à mettre fin à ce soutien financier qu’ils accordent aux groupes armés qui règnent en maître dans le Nord du Mali.

En vain. L’émir du Qatar Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani a nié toute influence dans la résolution de la crise malienne et qu’il n’avait à aucun moment apporté un soutien aux rebelles touaregs ou aux islamistes. Selon Doha, la crise malienne serait due à la pauvreté. Pourtant une autre preuve prouve que le Qatar soutient et finance le terrorisme et les islamistes et autres djihadistes. Des informations ont signalé, au début de l’intervention française au Mali, l'atterrissage de deux avions du Qatar le 05-02-2013 au nord du Mali «pour transporter des djihadistes et empêcher leur arrestation ou leur élimination par les armées française et malienne».

L'opération qui a fait le tour du monde du renseignement, expliquerait, en partie, le fait que des chefs d’Aqmi et du Mujao ne soient pas arrêtés, jusqu'à présent, plusieurs mois après le début de l'offensive militaire française. D’après une source proche des Services de sécurité français deux avions de transport militaires qataris, faisant partie d’un groupe de quatre avions de transport achetés par le Qatar aux US  en 2011, ont décollé quelques heures avant l’entrée de troupes françaises de l’opération Serval accompagnées d’unités de l’armée du Mali à l’aéroport de Gao.

Ces deux avions ont débarqué dans la région des armes et des fusées sol-sol et sol-air, trois unités chirurgicales mobiles et des unités combattantes. Ces avions se sont dirigés, toujours selon cette source, vers un aéroport proche de la ville de Sabha, capitale du sud-libyen, à 1.000 km de Tripoli. Les Services de sécurité français auraient reçu l’ordre de ne pas divulguer ces informations mais de dire qu’ils poursuivent les investigations à ce sujet.

Et que dire des quatre «humanitaires» qataris qui étaient, selon une source malienne locale, arrivés de façon non officielle, c'est-à-dire sans informer le comité international de la Croix-Rouge. «Ils ont dit qu'ils sont venus pour faire l'appréciation des besoins des populations».

En l’état actuel de la crise malienne et les risques certains d’effets de contagion, la France ne doit pas rester inactive et à  rester impuissante à regarder passer les caravanes terroristes dotées d’armements des plus sophistiqués et voir leurs colonnes renforcées par des nouvelles caravanes venues de partout surtout du monde musulman.

L’heure n’est plus à la tergiversation et à l’attentisme, elle se doit de répondre avec fermeté et vigueur à la brutalité et à la barbarie qui caractérisent l’islam djihadiste. Qu’elle vienne en aide au pays du Sahel du fait de ses liens historiques et humains avec eux, il n’y a rien de scandaleux. En effet, en l’absence d’une force africaine crédible ainsi qu’une force onusienne de lutte contre le terrorisme international, il lui incombe d’étouffer le terrorisme dans son œuf saharien, tout en aidant à la sécurisation des territoires du Sahel et participer militairement  à la restauration de l’autorité de ses anciennes colonies. Mais cela ne doit pas être un prétexte pour réinstaurer un « nouveau pouvoir colonial »  au profit de ses seules multinationales, telle Areva au Niger ou total au Mali, ce qui lui permettrait de mettre la main sur les gigantesques richesses minières et minérales dont regorge le sous-sol malien et convoitées par le Qatar.

Tout ceci en dit long sur les desseins hégémoniques et bellicistes du Qatar qui aurait certainement souhaité transformer cette région du monde en  chasse gardée et une zone de non-droit la plongeant dans le chaos afin qu’il puisse tisser sa toile d’araignée. En tout état de cause, l’intervention française n’est ni précipitée, ni inadéquate, ni empreinte d’arrière-pensée néocoloniale, elle se justifie amplement et elle est conforme au droit international et absolument en cohérence pour une fois avec l’esprit de la Charte des Nations Unies en terme de maintien de la paix et de sécurité internationale. Laisser cette région du monde entre les mains des milices armées terroristes composées de plusieurs nationalités à la solde du Qatar, c’est non seulement valider l’occupation du Nord du Mali et des pays limitrophes, mais surtout contribuer à la prolifération du terrorisme en créant un nouvel appel d’air.

Mais pour des considérations géoéconomiques et géostratégiques la France serait-elle disposée à se brouiller avec le Qatar à propos de son intervention au Mali si l’on sait que le Qatar a énormément investi en France : l’immobilier, le sport, l’audio-visuel,…Comme on sait tous que les états n’ont pas d’amis mais des intérêts à défendre, la France pourrait-elle résister longtemps à cet Emirat immensément riche ? Rien n’est moins sûr. A moins que ses intérêts au Mali ne soient des plus avantageux pour elle.

Séran SACKO
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